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CANTAL NATURE
RIVIERES ET
RUISSEAUX DU CANTAL
Etude réalisée par Robert
JAMMET
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Paradis
pour pêcheurs
Les gorges de la Jordanne
Le
Pas de Cère
Cascades
Cascade et burons de Faillitoux
Les lacs de l'Artense
Rivières et ruisseaux
Les
plans d'eau |
A l' ère
primaire, le soulèvement hercynien a formé nos montagnes puis
celles-ci ont subi une forte érosion ; le soulèvement alpin à l'ère
tertiaire et la forte activité volcanique ont occasionné de
profondes fractures, soulevé nos montagnes, formé les lacs, les
vallées et aussi les plaines d'effondrement.
Du massif
volcanique du Cantal, rayonne un grand nombre de cours d'eau formant
comme l'écrivait notre illustre compatriote Emile DUCLAUX, " les
rayons d'une roue sans la jante". Ces rivières et ruisseaux
rejoignent trois grands collecteurs qui nous entourent : la
Dordogne, le Lot, l'Allier.
Ceux-ci
servaient jadis à la navigation fluviale, avec bien des difficultés
dues aux eaux trop fortes ou trop basses et aux drames qui en
découlaient, avant l'arrivée du chemin de fer qui mit fin à cette
activité.
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La moitié ouest du
département est sous l'influence océanique et reçoit une moyenne de
1500 mm d'eau par an et ne craint pas trop les sécheresses d'été ;
par contre, la moitié est, sous influence plutôt méditerranéenne,
reçoit moitié moins de pluviosité et les étés y sont plus chauds.
Le régime de nos
cours d'eau en général est irrégulier : gonflés lors des grandes
pluies d'automne et de la fonte des neiges au printemps, au niveau
très bas en période estivale.
Il est dit
couramment que le Massif Central est le château d'eau de la France
; c'est vrai dans la mesure où les rivières qui en descendent
apportent leurs eaux aux pays des plaines environnantes, mais
d'autre part, le sol d'origine volcanique ne retient pas l'eau,
aussi les nappes phréatiques sont elles de faible contenance.
Le Cantal
possède 2000 km de rivières et 4000 km de ruisseaux ; tous ne seront
bien sur pas cités dans cet exposé, mais au moins le plus grand
nombre possible sera t-il présenté. et donnera une image de
l'hydrographie cantalienne.
Ce
n'est pas une énumération sèche qui fait l'ouvrage, mais à chaque
fois, un petit descriptif du cours d'eau viendra personnaliser
celui-ci.
PS /
L'attention du lecteur est attirée sur le fait suivant : parfois le
cours d'eau coule entre deux sites opposés, le premier cité sera
toujours celui de la rive droite, le second sera celui de la rive
gauche.
I - VERSANT
DE LA DORDOGNE :
La
DORDOGNE , appelée Rivière Espérance par l'écrivain Christian SIGNOL
naît dans le Puy de Dôme ; elle résulte de la réunion de deux cours
d'eau de montagne : la Dore et la Dogne qui viennent du massif du
Sancy à 1700 m d'altitude..
La toute
première partie de son parcours se passe dans la plaine de
Saint-Sauves, puis elle passe les gorges granitiques d'Avèze,
sauvages et pratiquement inhabitées, où la rivière est rapide et
tumultueuse ; à leur sortie, se trouve la ville de Singles,
construite sur un plateau tandis des éperons rocheux dominent le
confluent avec le Chavanon ( à D ) et le Mortagne et la Burande ( à
G ) appelé la Digue d'Arpiat. Uun pont franchit la rivière à cet
endroit et relie le Puy de Dôme et la Corrèze ; puis la Dordogne
s'engage dans une vallée évasée qui la conduit au barrage de Bort
les Orgues, mis en eau en 1951, le plus important du Massif Central,
construit sur un rétrécissement phonolitique ; son lac artificiel
couvre près de 1100 hectares sur 21 km de remontée.
En amont de Bort
les Orgues, côté corrézien, se trouvait le village de Port Dieu
;celui-ci a été noyé par la retenue du barrage et reconstruit sur la
hauteur autour du village de Confolens et se nomme aujourd'hui Confolens-Port Dieu
; sur la rive gauche, dominent l'abbaye de Thynières dans le Puy de
Dôme, le château de Val (XV°) dans le Cantal.
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D un point situé entre Confolens et Port Dieu ( Corrèze )
et Labessette (Cantal), jusqu'au barrage de l'Aigle, la
Dordogne fait limitesur 60 Km entre la Corrèze et le
Cantal. Le lac de l'Aigle couvre 750 ha et sur 25 km.de
remontée.
Ci-contre le lac de Bort vu de
l'une des tours du château de Val.
En aval de Bort, elle longe la plaine de Madic du côté
cantalien, puis s'enfonce à nouveau dans des gorges
sauvages noyées par le retenue de Marèges, mise en eau
en 1935, qui remonte sur 16 km et couvre 200 hectares.
Au confluent de la Dordogne et de la Diège ( RD ) le
monument dédié à Saint-Nazaire placé au cours du XIX°
siècle domine le plan d'eau. Sensiblement au même
endroit, se trouve l'usine de Bal Beneyte qui utilise
les eaux venant par conduite forcée depuis le barrage
des Chaumettes sur la Diège. |
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Aussitôt après,
elle s'engage dans de nouvelles gorges noyées par le lac artificiel
de l'Aigle. Le lieudit "jonction", appelé "ajustant" en langage du
pays, marque le confluent de la Dordogne et de la Sumène sur RG,
face au belvédère de Gratte Bruyère sur RD ; La route des "ajustants"
va du pont de Vernéjoux au barrage de l'Aigle, sur la rive droite
de la Dordogne pendant 7 km. Au dessus du confluent et côté Cantal,
se trouve l'ancien monastère de la Thébaïde, reconverti en lieu de
tourisme, et légèrement en amont, le pont suspendu de Saint-Projet
qui a remplacé celui noyé par la montée des eaux.
Le Pont de
Vernéjoux marque la fin de la Haute Dordogne, mais celle-ci n'en a
pas encore fini avec les gorges. car elle est encore barrée par de
grands barrages formant un escalier : l'Aigle ( voir- ci-dessus ) ,
limitrophe avec le Cantal, le Chastang et le Sablier se trouvent
entièrement en Corrèze.
Jadis, le haut
pays produisait du bois que de hardis mariniers descendaient
jusqu'au Bec d'Ambès ; le chemin de fer a mis fin à cette activité.
Avant l'immersion de la vallée, la voie ferrée
Aurillac-Montluçon-Paris longeait la Dordogne en amont de Bort, ceci
a pris fin avec la mise en eau du barrage.
Les cours d'eau
qui sont présentés ci-dessous et descendus des montagnes prennent
la direction Ouest et rive gauche de la Dordogne ; ceux de la rive
droite ( côtés départements de la Corrèze et de la Dordogne) ne
seront que rapidement évoqués.
Le passage de
la rive cantalienne à la rive corrézienne se fait par le barrage de
Bort, les ponts de Vernéjoux et de Saint-Projet, et le barrage de
l'Aigle.
Affluents
de rive droite de la Dordogne : Ils concernent peu ou pas le
Cantal, mais ils méritent cependant d'être cités :
- Venu de Haute
Corrèze :
* Le Chavanon (
43 km ) est essentiellement corrézien ; il est plus long et de plus
haut débit que la Dordogne (33 km)jusqu'au confluent.
- Se terminant
face à la rive cantalienne de la Dordogne et descendues de Haute
Corrèze et du plateau de Millevaches, coulent :
* La Diège qui
passe à Ussel, au barrage des Chaumettes, se termine près du site
de Saint-Nazaire.et de l'usine de Val Beneyte, dans la retenue de
Marèges.
* La Triouzoune
qui passe à Neuvic, au barrage de Neuvic d'Ussel (appelé aussi Henri
Queuille), se termine dans la retenue de l'Aigle.
- Sont tout à
fait corréziennes : la Corrèze ( 85 km ), qui passe à Corrèze,
Tulle, et rejoint la Vézère à Brive ; la Vézère (grossie de la
Corrèze) 192 km, passe notamment près du site préhistorique des
Eyzies. Plus loin l'Isle rejoint la Dordogne en Aquitaine au bout de
235 km de cours.
Affluents
rive gauche de la Dordogne :
Nous trouvons
successivement, venus du Puy de Dôme :
* Le Mortagne
vient de Latour d'Auvergne, passe à Tauves et rejoint la Dordogne à
Singles.
* La Burande a
le même terminus que le précédent.
* Le Tialle
prend sa source près du Puy de Sancy, coule dans le Puy de Dôme et
rejoint le lac de Bort en aval de Beaulieu et dans le Cantal.
Sur le
cours supérieur, venant du Cantal :
* La Grande Rhue (50 km) vient de Vassivière dans le Puy de Dôme, coule d'abord
direction sud, passe entre de la station Sports d'hiver de
Super-Besse et le lac Pavin, dessert Eglise Neuve d'Entraygues ; à
Condat en Feniers, joli chef lieu de canton du Nord Cantal, elle
infléchit son cours en direction l'Ouest ; elle passe à Saint
Amandin, traverse la forêt domaniale de Maubert, passe le Saut de la
Saule et rejoint la Dordogne à Saint-Thomas, en aval du barrage de
Bort. Sur son parcours, se dressent trois petits barrages :
Celui de Condat
sur la Santoire, qui alimente l'usine de Saint-Amandin
Celui des
Essarts sur la Grande Rhue qui alimente l'usine de Coindres
Celui de
Vaussaire qui reçoit aussi les eaux venus des lacs de Lastioules et
de la Crégut.
Elle reçoit sur sa droite :
- Le Gabacut qui
termine sa course dans la retenue de Coindres.
- La Tarentaine,
une rivière de l'Artense venue de la forêt de Gravièrequi traverse
Champ sur Tarentaine, charmant chef lieu de canton du Nord Ouest
Cantalien. Les eaux de la Grande Rhue et de la Tarentaine sont
déviées par un grand collecteur qui les conduit à la retenue de
Bort.
Elle reçoit sur sa gauche :
- Le
Bonjon venu du Cézalier ; le confluent est à Condat en Feniers.
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-
La Santoire (
30 km ),appelée aussi " le val fleuri", venue du Peyre Arse
passe à Lavigerie, Dienne, Ségur les Villas, Saint Bonnet de Condat,
et rejoint la Grande Rhue à Condat en Feniers.Elle n'a pas
d'affluents notoires sur sa droite, mais elle reçoit sur sa
gauche :
-
L'Impradine
descendue de la Brèche de Rolland, la rejoint en aval du moulin de
Drils.
- Le Lemmet issu
du plateau du Limon lui arrive à Saint Saturnin..
- Le ruisseau
de Saint Amandin .
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Vallée de la Santoire |
- La Rhue
de Cheylade ou Petite Rhue, descendue du col de Serre, passe au
Claux, à Cheylade, sous les ruines du château d' Apchon, sous le
viaduc de Barajol, traverse la forêt d'Algère, et rejoint la Grande
Rhue dans la retenue de Coindres- Les Essarts.
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La Rhue de
Cheylade reçoit sur sa gauche seulement :
- La Véronne,
passe à Riom Es Montagnes, "capitale" du Nord Cantal, et
rejoint la Grande Rhue en aval du viaduc de Barajol.
- Le
ruisseau de la Soie rejoint la Grande Rhue en aval du
barrage de Coindres.
- Le Seuronnet ou Soulou se termine près de Madic ; il reçoit
sur sa gauche le ruisseau de Vaisseredonde qui passe à
Saint-Etienne de Chomeil
Ces
derniers cours d'eau descendent du versant nord du
plateau du Limon, appelé aussi " le pays gentiane". |
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* LA SUMENE prend sa source au col d'Aulac à 1281 m d'altitude, passe près du
bois de Cournil, à Valette ( patrie de l' écrivain cantalien
Jacques MALLOUET (1929-2004 ), à Menet et son plan d'eau, Vebret et
Bassignac en Artense ; à Vendes, elle passe sous le viaduc de
l'ancienne voie ferrée Aurillac-Bort et près de l'ancien bassin
minier de Champagnac ; elle rejoint la retenue de l'Aigle au lieudit
Gratte-Bruyère. Des fouilles archéologiques sont effectuées dans la
vallée de la Sumène.
Elle reçoit
sur sa droite, le ruisseau du Gou et le Cheylat.
Et
sur sa gauche :
- Le
Violon qui passe près de N.D. de Vignonet et se termine peu en amont
de Vebret.
- Le ruisseau
de Munac..
- Le Marilhou qui reçoit à droite le ruisseau du Varleix, et à gauche, celui
de Moussages.
- Le Mars,
descendu du versant nord ouest du Puy Mary dans le cirque du Falgoux, passe au Vaulmier
et reçoit sur sa droite le ruisseau de Méallet.
Les eaux de la
Sumène sont déviées vers le lac de Madic et le barrage de l'Aigle.
* Le LABIOU est
un petit cours d'eau formé de plusieurs ruisseaux venant du Vigean,
; il se termine dans la retenue du barrage de l'Aigle en aval du
pont de Saint-Projet après un cours de 12 km seulement ; le
monastère de la Thébaïde, fondé au cours des années 1880 par le père
SERRE ( 1827-1904) domine le confluent ; après une longue période
d'abandon, le bâtiment a été restauré par la Commune d'Arches ( journal
la Montagne 23.07.1999).
* L'AUZE
vient du col de Néronne, passe au bas d'Anglards de Salers où se
trouve le château de la Trémolières ( XV°) avec ses magnifiques
tapisseries, franchit la cascade de Salins, passe près du château de
la Vigne ( remarquable pour sa collection de voitures miniatures en
tous genres,) à Brageac, traverse la forêt domaniale de Miers, et
rejoint la Dordogne à Spontour, ancien port fluvial, au sommet de la
retenue du Chastang.. Elle reçoit :
Sur sa droite :
le ruisseau Saint Jean qui prend sa source peu à l'ouest de
Mauriac,le ruisseau de Piallevedel peu avant
qu'elle ne rejoigne Spontour.
Sur sa gauche :
Le Monzola, le ruisseau de Palhès, la Sionne au sud de Mauriac
;
-
- celle-ci reçoit à droite le ruisseau
du Fayet, à gauche, ceux de Chavarivière et de Custrac.
- Le rau
de Tarrieu passe près d'Ally.
Comme pour la
Grande Rhue et la Sumène, une déviation conduit les eaux de l'Auze
dans le lac de l'Aigle.
* La MARONNE :
( 60 km ). Elle vient du Roc des Ombres ( 1633 m ) , passe
sous la cité historique de Salers avec son esplanade de Barrouze ;
c'est ici que TYSSANDIER D'ESCOUS créa la race de Salers ( les
vaches à la robe rouge ) au XVIII° siècle, passe à Saint Martin
Valmeroux "la cité du gant", puis s'enfonce dans les
gorges ; sur la rive droite les ruines du
château de Brouzac dominent la vallée profonde et étroite, franchie par l'ancienne voie ferrée
Aurillac-Bort, à Saint
Christophe les Gorges, à l'entrée du barrage d'Enchanetet, sur un étroit méandre de rive
droite, se
dresse la chapelle Notre Dame du Château.
Le barrage du
Gour Noir et le lac qu'il forme sont limitrophes entre Corrèze et
Cantal, puis la rivière est tout à fait corrézienne lorsqu'elle
passe sous les Tours de Merle et franchit le barrage de Hautefage ;
elle rejoint la Dordogne à Argentat ancien port fluvial.
Sur sa droite
elle reçoit :
- Les ruisseaux d'Encon
et d'Albois qui sont proches de la
limite du Cantal et de la Corrèze.
Sur sa gauche
elle reçoit :
- Le ruisseau du
Rat.
- L'Aspre venue
du Chavaroche, passe à Fontanges où se trouve une chapelle dédiée à
Saint-Michel,
- La Bertrande
qui passe à Saint-Chamant avec son château (XV° & XVII°) son
association "Les voix de la Bertrande".
* Elle reçoit
sur sa droite le ruisseau de Serre.
* Elle reçoit
sur sa gauche :
- La Doire ( 23
km ) qui vient du col de Légal et passe à Tournemire au pied du
château d'Anjony,( XV°) chargé d'histoire, sous Saint-Cernin, chef
lieu de canton, et la Soulane qui coule près de l'ancienne gare
de Saint-Illide . La Bertrande et la Soulane rejoignent la Maronne
dans un des fjords du lac artificiel d'Enchanet.
- Les ruisseaux de
Rouchy et du Cayrou sont encore dans le Cantal.
* LA CERE :
son
parcours de direction nord -ouest - sud ouest est et de 110 km ;
il va du col du Lioran à 1150 m d'altitude où se trouve une station
de sports d'hiver, à Bretenoux en Quercy sur les bords de la
Dordogne, à 150 m d'altitude, au pied du château de Castelnau (XIII°
).
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La Roucole |
Sur sa
partie supérieure, elle reçoit des torrents de montagnes dont
certains franchissent des cascades ( Fallitoux, la Roucole) et rejoignent
la Cère au Pas de Cère.
Elle franchit
des gorges aménagées en amont de Vic sur Cère appelées "
Pas de
Cère" ; où fut installée en 1898 une mini-centrale électrique,.
Vic sur Cère,
capitale du Carladès, est une station hydrominérale qui était
connue déjà du temps des Romains ; la ville est réputée pour sa
Maison de l'eau, la maison des Princes de Monaco, son parc, ses
hôtels., son casino. La reine Ranavalo de Madagascar y séjourna en
1904.. |

Faillitoux |
La Cère passe
ensuite à Polminhac où sont nés les trois frères PELISSIER,
coureurs cyclistes dont l'un d'eux, Henri, gagna le Tour de France
en 1923 ; cette localité est située entre les châteaux de Pesteil
et de Vixouze.
A Arpajon sur
Cère, elle rencontre la troisième ville du département ; la rivière
s'étale dans le bassin d'Aurillac-Arpajon, se rétrécit à nouveau à
partir de l'éperon rocheux sur lequel est construit le château de Conros, ( XII° é XV°) ; 30 km en aval, le barrage de Saint-Etienne
Cantalès inauguré en 1945, puis le régulateur de Neppes, barrent
son cours.
La voie ferrée
Aurillac-Brive longe le lac artificiel ; puis la rivière et le
chemin de fer passent à Laroquebrou, chef lieu de canton avec son
château ; continuent sous le Rocher du Peintre ,dans les gorges
entre les départements de la Corrèze et du Lot où il n'y a place
que pour la Cère et le chemin de fer, ce dernier passant sous de
nombreux tunnels avant d'atteindre la centrale de Lamativie mise en service en
1927 ; la Cère retrouve la plaine à Laval de Cère où
fonctionne une
aciérie ; plus en aval se trouve le petit barrage de la Brugalle ;
elle termine sa course dans la Dordogne ou Rivière Espérance dans
un labyrinthe de canaux et d'îles, sous le château de Castelnau,
près de Bretenoux.
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La voie
ferrée Aurillac-Capdenac franchit l'un des bras du lac de St
Etienne Cantalès sur le
viaduc du Ribeyrès (photo ci-contre), puis quitte définitivement la
vallée de la Cère et le
Cantal.
Les
rives du lac sont aménagées pour les sports nautiques, la baignade..
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Elle
reçoit rive droite :
- Le Mamou, long
de 20 km, descendu du plateau du Coyan,
- La Jordanne,
ou
vallée des légendes venue des flancs du Puy Mary, longue de 37
km ; des cascades aboutissent en son cours supérieur : Liadouze, le
Luc, elle franchit des gorges aménagées pour le tourisme
depuis l' été 2006, elle traverse Saint-Simon, patrie du pape Sylvestre II , plus connu sous
le nom de Gerbert. ; elle passe à Aurillac, chef lieu du
département, ville de 33000 habitants, entre le château
Saint-Etienne et le Puy Courny ; réputée pour son industrie du
parapluie ; les vieilles maisons le long de la Jordanne forment une
image magnifique.
Ces deux
derniers cours d'eau se terminent à Arpajon sur Cère dans les eaux
de la Cère.
- l'Authre qui
descend du col de Légal. rejoint la Cère en amont du barrage de St
Etienne Cantalès au
lieudit " la Jonction", passe à Marmanhac où se trouve le château
de Sédaiges, Jussac célèbre pour son spectacle annuel " les gens
d'ici ", Crandelles et son plan d'eau des Genevrières, Ytrac, patrie
du poète occitan Arsène VERMENOUZE et du coureur cycliste Antonin
MAGNE,.vainqueur de la Grande Boucle en 1931 et 1934, .et reçoit le Reilhaguet
Sur sa
rive gauche :
- Le ruisseau des
Granges à Arpajon sur Cère sur lequel se trouvait jadis un
martinet pour battre le cuivre ; il est formé par trois petits
ruisseaux.
- Le ruisseau de
Roanne, qui se termine à Sansac de Marmiesse.
- L'Escaumel
venu du Cantal mais qui rejoint la Cère au Pont de Rodde, à la
limite du Lot.
- Le Mamoul se
jette dans la Dordogne peu en aval de Bretenoux.
Voici
donc la Dordogne, présentée pour ce qui concerne plus
particulièrement son cours cantalien ;
l' aménagement de sa
vallée est géré par l'établissement public appelé EPIDOR.
II
- LE
VERSANT DU LOT :
Le LOT,
appelé aussi rivière d'OLT en occitan, long de 480 km, affluent de
la Garonne, prend sa source dans le département de la Lozère, près
de Mende ; il passe les monts d'Aubrac, sert de limite entre le
Cantal et l'Aveyron d'Entraygues au Pont de Coursavy pendant 23 km ;
c'était le pays des "coustoubis" qui cultivaient les fruits et les
légumes et allaient les vendre à Aurillac ; le voyage aller et
retour durait 2 jours, au pas des chevaux
La vallée du Lot donne déjà un petit air du Midi. Après Coursavy,
le Lot continue sa course dans le Rouergue, le Quercy et la Guyenne
; il servait jadis à la navigation fluviale, d'Entraygues à
l'Aiguillon, où il rencontre la Garonne, et les mariniers
continuaient leur course jusqu'à Bordeaux.
Ses
affluents de rive droite se trouvent d'abord dans le Cantal
:
I° ) LA TRUYERE
est le plus important de tous ; son cours est de 160 km ; elle prend
sa source en amont du Malzieu ( Lozère ) et file direction Nord ;
elle bute alors sur le plateau basaltique de la Planèze et prend la
direction Sud Ouest où elle rejoint le Lot à Entraygues. Tout son
cours se déroule dans des gorges profondes dans lesquelles sont
édifiés de grands barrages : Grandval ,Lanau, tous deux dans le
Cantal ; Sarrans Labarthe, Couesque, Cambeyrac dans l'Aveyron.

Château d'Alleuze |
La retenue de
Grandval et la base nautique de Garabit sont dominées par la voie
ferrée Paris-Béziers qui emprunte le viaduc de Garabit, œuvre de
Gustave EIFFEL et de Léon BOYER ; cet ouvrage métallique construit en
1882 est haut de 120 mètres, long de 564 mètres puis le
plan d'eau s'étale sous le château d'Alleuze (XIII°) où a lieu tous
les ans la procession des "dits d'Alleuze", spectacle dans les
ruines. |
Les barrages
signalés ci-dessus sont dans cette contrée du Haut Aveyron, qui par
les courants économiques et humains présente bien des affinités avec
le bassin d'Aurillac ; d'ailleurs, l'approvisionnement des chantiers
s'est fait à partir des gares de Polminhac et d'Arpajon, dans le Val
de Cère. D'autre part, le lac de Sarrans remonte jusqu'au pont de
Lanau dans le Cantal, à 35 km en amont du barrage.
Les affluents de
la Truyère sont souvent équipés de barrages pour la production
électrique ou de prises d'eau qui par conduites forcées rejoignent
des retenues plus importantes.
Affluents
rive droite de la Truyère :
* Venus de la
Planèze :
- Vers Chaliers
et sur le cours supérieur, se trouvent le Ribeyre, puis le Roche ;
le Mongon est en aval de Garabit
- Le Lander, ou
l'Ander prend sa source vers la Chomette en Planèze, passe à
Roffiac, à Saint-Flour Faubourg sous les remparts de la ville haute
et de sa cathédrale et rejoint le lac de Grandval. Saint-Flour est
sous-préfecture et siège de l'évêché.
- Plus en aval,
sont le ruisseau de Cordesse, l'Epi grossi du ruisseau de Tourette,
le ruisseau de la Prade qui passe à Oradour, le celui de Montjaloux,
- Le Vézou
reçoit le ruisseau d'Assac sur sa gauche, passe à Pierrefort chef lieu
de canton où est né Jean TODT, le patron de la Scudéria Ferrari ;
et se termine dans le lac de Sarrans au lieudit " Belvédère du
Vézou ".
* Venus du Plomb
du Cantal :
Le Brezons qui longe le village du même nom, passe
à Saint Martin Sous Vigouroux et rejoint le lac de
Sarrans sous un pont suspendu conduisant à l'Hospice de
la Devèze fondé par le père ROBERT ( 1828-1908).
L'ancien Hospice a été noyé par les eaux du lac en 1934,
mais la société qui a construit l'ouvrage a également
construit le nouvel Hospice. La Devèze, la presqu' île
de Laussac, le barrage de Sarrans, sont un haut lieu de
tourisme.
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La vallée de Brezons |

Hospice de La Devèze |

Barrage de Sarrans |
- Le Brezons reçoit sur sa droite l'Hirondelle,
formée par les ruisseaux de Moissalou , et de Sarrus.
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- La Bromme qui
passe à Thérondels, se jette dans la Truyère au Brézou, en aval de
l'usine souterraine de Brommat ; une prise d'eau et un
ruisseau. venu de La Capelle Barres alimentent aussi l'usine, à Brommat,
elle reçoit les eaux du Siniq qui descend des forêts de Malbo .
Ci-contre la Truyère en aval du Brezou |
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* Venus du
Carladez :
- Le
Goul, long de 38 km, descend du Puy Gros à 1360 m d'altitude ; il
traverse le pays Carladès passe tout près du château de Cropières,
longe la Châtaigneraie, et rejoint la Truyère en amont
d'Entraygues à 260 m d'altitude dans la retenue de Cambeyrac.
Le Goul reçoit
sur sa droite venus du Cantal :
* Au lieudit
Basaygues, sous le rocher de Ronesque :
-La Rasthène,
qui elle-même reçoit l'Embène ; celle-ci est formée du ruisseau de
St Etienne et du ruisseau de Caizac descendus du plateau du Vernet ;
l'Embène coule sous la table basaltique du Rocher de Carlat dont les
alentours ont subi l'érosion. Sur celui-ci s'élevait jadis un
château ; la Reine Margot y séjourna, mais comme il servait de
refuge à des révoltés, Henri IV le fit raser en 1604 ; des fouilles
archéologiques ont lieu sur ce site historique ; le confluent de l'Embène
et de la Rasthène se fait entre Carlat et Cros de Ronesque.
- Le ruiseau de
Maurs vient de Labrousse où un petit plan d'eau privé a été aménagé.
* Venus de la
Châtaigneraie :
- Le ruisseau du
Lac passe près de Ladinhac
- Le ruisseau de
Palefer prend sa source près de Montsalvy, et rejoint le Goul peu en
amont du confluent de celui-ci avec la Truyère.
Un barrage est
construit sur le cours inférieur du Goul ; les eaux ainsi retenues
sont acheminées par conduite forcée au lac de Couesque.
Sur sa rive
gauche venu de l'Aveyron :et sur son cours inférieur, se trouve le
ruisseau de l'Estang.
Affluents
rive gauche de la Truyère :
* Venus de
l'Aubrac :
- L' Arcomie
rejoint la Truyère à Garabit.
- Le ruisseau de
Peyrebesse, puis celui d'Albaret, aboutissent au lac de Grandval.
- Le Bès prend
sa source en Lozère au S.E de Nasbinals à 1200 m d'altitude, prend
direction nord, fait limite entre Cantal et Lozère où se situe la Chaldette, petite station thermale, repasse en Lozère à Saint-Juéry
où fut construit en 1915-1916 un ensemble barrage-tunnel-centrale
afin d'alimenter l'usine de Saint Chély d'Apcher, dépendant des
Aciéreis de Firminy repliées ici pour raisons de sécurité, il revient
dans le Cantal et aboutit au magnifique cirque de Mallet avec sa
base nautique, sur la retenue de Grandval.
Il
reçoit rive droite des cours d'eau venus de la Lozère qui le
rejoignent à la limite des deux départements :
Le Pascalet, le Chantagne, le ruisseau d'Ussels,
Le Bernadal et
le Bédaule se rejoignent à Fournels et rencontrent le Bès à
Saint-Juéry.
Le ruisseau d'Arzenc
(le château du même nom est sur la rive opposée). Le Mazel lui
arrive à Saint-Juéry et il est tout à fait lozérien.
Le rau de
Peyrebesse coule entièrement dans le Cantal et rejoint le Bès dans
la retenue de Grandval.
Il
reçoit sur sa gauche sur son cours supérieur le Lhère, venu des confins de l'Aveyron et qui passe à Saint-Urcize,
puis le Roumeau.
- Le Remontalou
( 30 km ) passe à Chaudesaigues où se trouvent les sources thermales
les plus chaudes d'Europe ( 82°) et une Maison de la Géothermie ;
le château de Couffour domine la ville au dessus de sa rive gauche ;
il se termine au Pont le Lanau, en aval du barrage du même nom.
- Le Lévandès se
termine dans le lac de Sarrans peu en amont de Sainte-Marie. Il
reçoit le Tailladès sur sa gauche, qui passe à Jabrun.
* Venus du Haut
Aveyron :
- Le Maxes
rejoint la Truyère au pont suspendu du Tréboul
- L'Argence
passe à Sainte Geneviève sur Argence, très belle cité du Nord
Aveyron.
- La Selve qui
passe à Saint Amans des Cots, grossie du ruisseau des Ondes sur sa
droite.
Des
barrages sont construits sur ces deux dernières rivières.
Peu après le
pont romain d'Entraygues, finit la Truyère, gros fournisseur
d'électricité et bien domestiquée sur toute sa longueur.
2° ) LES AFFLUENTS
RIVE DROITE DU LOT, VERSANT CANTALIEN :
* Petits cours
d'eau venus du plateau granitique de la Châtaigneraie
-Le Combalis,
puis le Combenouze, sont tout petits.
- L'Auze - 18
km( même nom que celle du Nord Cantal ) prend sa source près de La
Capelle del Fraysse, parcourt le Veinazès, franchit des gorges et
arrive dans le Lot à Saint-Projet de Cassaniouze.
-Le Célé est
plus important ( 35 km ) il vient de Calvinet à 700 m d'altitude et
rejoint le Lot à Figeac, patrie de CHAMPOLLION ( 1790.1832 ) qui
déchiffra les hiérogliphes égyptiennes. Il reçoit sur sa
droite la Ressègue qui passe à Leynhac, le Montmurat qui le rejoint
à Saint Constant. Sur sa rive gauche lui vient la Rance (25 km) qui passe à Maurs, " la
Riviéra cantalienne", capitale de la Châtaigneraie ; le confluent
est peu en aval de cette dernière ville, une petite usine électrique
se trouve sur le cours de la Rance.
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Les gorges de la Rance |
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-Le Mouleyre a
ses origines près du Rouget, passe à Boisset, rejoint le Célé au
lieudit Entraygues.
- L'Anès vient
de Cayrols et se termine à Saint Etienne de Maurs.
- Le Veyre prend
naissance à Roumégoux, fait un certain temps limite entre le Lot et
le Cantal, passe à Parlan, et se termine à Bagnac sur Célé,
département du Lot.
- Le Bervézou
est tout à fait lotois et les cours d'eau qui suivent ne viennent
plus de chez nous.
Sur ce versant
cantalien et surplombant le Lot, se trouve le vignoble du Fel. Sur
la rive se trouve Viellevie, son château. et sa base nautique.
Sur sa rive
aveyronnaise sont le bourg d'Aynès et sa chapelle ; après le pont
de Coursavy et peu après qu'il ne s'éloigne du Cantal, le Lot
reçoit le Dourdou qui passe sous la cité historique de Conques, et
en reprenant sa vallée , le bourg de Saint-Parthem accueille "La
Maison de la rivière", où est présentée la vie dans la vallée au
temps jadis.
Le Lot, est
équipé de centrales hydroélectriques en amont de son parcours cantalien (barrages
de Castelnau en amont de Saint Côme d'Olt, de Golinhac en aval d'Espalion, tous deux situés en Aveyron), en aval ce sont les barrages-usines de Cajarc, Luzech,
Villeneuve sur Lot, le Temple ) ; puis, il part rejoindre la
Garonne à l'Aiguillon.
III -
VERSANT DE L' ALLIER :
L'ALLIER (410 km) est le principal affluent de la Loire, venue du
Gévaudan à 1426 m et se terminant près de Nevers) 172 m elle ne
traverse ni ne jouxte le Cantal ; cependant, certains de ses
affluents rive gauche descendent de l'est cantalien et la
rejoignent en traversant le département de la Haute-Loire ; des
barrages sont édifiés sur son cours supérieur afin de régulariser son
débit irrégulier ; elle a servi jadis à la navigation pour emporter
vers Paris, via le canal de Briare, les produits du pays, les
pierres de Volvic… Brioude, Pont du Château…étaient autant de ports
fluviaux.
LE COURS SUPERIEUR DE L'ALLIER
:
Aucun
cours d'eau venu de l'Aubrac cantalien ne rejoint l'Allier ; le Bès
et les autres rivières déjà citées drainent leurs eaux vers la
Truyère.
En aval et
côté Margeride, des rivières et des ruisseaux naissent dans le
Cantal ; ce sont :
* Ceux venus du
Mont-Mouchet à 1465 m d'altitude, (où se sont déroulés de violents
combats en juin 1944,) mais qui coulent essentiellement en Haute
Loire (le Desgès, le Pontajou, le Virlange)
* Ceux venus de
chez nous :
- Le Gourgayre
qui sert un certain temps de limite entre les deux départements.
- La Cronce
prend sa source dans le Cantal près de Rageade, mais la plus grande
partie de son parcours est dans le département voisin où elle
traverse la forêt d'Arlet et se termine à Lavoûte Chilhac.
- Le Céroux
vient de Lastic, passe près de Céloux, de la Chapelle Laurent, sert
de limite un certain temps entre la Haute-Loire et le Cantal, passe
à Saint-Just (Hte Loire), et rejoint l'Allier à Vieille Brioude, altitude 588
m. après 40 km de cours.
L'ALAGNON :
( Alagnon ou Allagnon )
Le
Vallagnon ( nom de la vallée ) débute sur la face nord du col du
Lioran, à l'opposé de la Cère.
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La rivière coule direction Nord Est, la rivière
longe la forêt domaniale du Lioran, passe devant le château
d'Anteroche sur sa rive gauche, l'un des seigneurs du lieu est
célèbre par sa parole prononcée à la bataille de Fontenoy en 1745 :
à vous Messieurs de tirer les premiers !
Elle
passe à Murat, dont étaient originaires de nombreux médecins des 17°
et 18° siècles ; elle fut cité martyre en 1944, la Chapelle de Bredons et le rocher de Bonnevie lqa dominent
la cité ; la Maison de la
Faune accueille les visiteurs.
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La rivière
poursuit sa voie dans une vallée encaissée où se côtoient la
rivière, la route, la voie ferrée, le château d'Aurouze
la domine de ses ruines.
La vallée
s'élargie peu avant Massiac, jolie petite ville, célèbre pour sa
fête annuelle " des Palhas", où se trouve le Musée Elise RIEUF
artiste peintre native d'ici, avant de passer entre deux éperons
rocheux de plus de 700 m sur lesquels sont construites les
chapelles Sainte-Madeleine et Saint-Victor puis se rétrécit à
nouveau et rejoint l'Allier dans le Puy de Dôme à Auzat sur Allier,
après 80 km de cours.
Elle
reçoit sur sa droite venus de la Margeride :
* Venus du
Lioran :
- Le Baner,
petit torrent de montagne.
- Le Lagnon
passe à Albepierre et se termine après Murat
* Venus de la
Margeride :
- Le ruisseau de
Coussargues qui lui arrive à Molompize.
- L'Arcueil à Massiac ; il vient de Sistrières, passe à Bonnac ; il
reçoit sur sa droite à Viellespesse le ruisseau du Pontet, puis le rauisseu
de Chandèze peu avant Massiac, et sur sa gauche, le ruisseau du Pradal.
-
L'Allagnonette, qui prend sa source à 1000 m d'altitude, passe à
Saint-Poncy, reçoit sur sa gauche le ruisseau de Sautenrouche.
- Le ruisseau du
Dau fait limite entre le Cantal et la Haute-Loire, avant de
rejoindre l'Allagnon.
Elle
reçoit sur sa gauche :
* Entre Murat
et Massic :
Venus
du versant sud du Limon :
- Les ruisseaux de
Bournandel, de Fourfouilloux, de la Gazelle, de Freissinet
qui se terminent entre Murat et Neussargues.
Venus du
Cézallier :
Elle reçoit
l'Allanche à Neussargues ; celle-ci vient d'une zone de marais et de
tourbières ; elle reçoit sur sa gauche le ruisseau du Chavanon, passe
dans la ville qui porte son nom, chef lieu de canton réputé pour
sa fête annuelle de l'estive ; elle passe le long des bois de la Pinatelle et l'ancienne voie ferrée Bort - Neussargues.et rejoint
l'Alagnon près de cette dernière ville.
- Le ruisseau de
Bouzane passe à Peyrusse et se termine à Ferrières Sainte Mary.
- Le ruisseau de
Charmensac traverse le villages du même nom et se termine à la
Chapelle Vauclair.
* Plus en aval,
et concernent le Cantal, le Puy de Dôme, et la Haute Loire :
- La Sianne
prend naissance dans le Puy de Dôme à plus de 1400 m d'altitude,
elle coule direction sud-est, puis est, passe dans le Cantal où se
trouve la plus grande partie de son cours. Elle reçoit sur sa
droite le ruisseau de la Meule, et le ruisseau de l'Eglise à Auriac l'Eglise,
dans des gorges, et se termine au Babory en Haute-Loire ; dans sa
vallée, des sites archéologiques ont été découverts et il y a eu
aussi jadis des exploitations minières.
- La Voireuse
coule essentiellement en Haute Loire, mais son affluent de rive
droite, le Barthonnet, débute dans le Puy de Dôme, passe dans le
Cantal près de Leyvaux, pour se terminer au Cheylat dans la
Haute-Loire.
LA VIE DANS NOS
VALLEES :
L'eau
sur la terre est source de vie, aussi les vallées ont-elles de tout
temps attiré les concentrations humaines ; elles présentent aussi le
danger des inondations, mais l'homme ne renonce pas pour autant car
elles sont un moyen essentiel de survie. Les vallées sont aussi les
lieux de passage et de pénétration des voies de communications ;
parfois la route, la voie ferrée, cohabitent avec la rivière dans
des gorges étroites.
La
force motrice de l'eau est également exploitée depuis l'Antiquité ;
des barrages ont été construits sur les fleuves de Mésopotamie, sur
le Nil…chez nous ; ont été aménagés depuis des siècles des seuils de
retenues, servant pour les moulins, l'irrigation en été, au risque
de conflits entre le meunier, les pêcheurs et les paysans, mais
aussi pour actionner les martinets battant le cuivre (vallées de
la Cère et de la Jordanne notamment) ; les foulons qui broyaient
les matériaux destinés à la pâte à papier, les scieries, des petites
centrales électriques individuelles…
Il y avait 1100 moulins dans
le Cantal en 1800, 1500 en 1850, seulement 360 en 1918 (informations Jean Marc DECHAU) Tous ont disparu, ou bien il n'en
reste que quelques vestiges, ou même rien ; certains ont été
restaurés : le moulin de la Cère à Arpajon sur Cère, le moulin de
Drills sur la Haute Santoire, le moulin de Blot près de
Saint-Flour.. mais leur vocation première a été supplantée par les
grands ensembles industriels.
Avec
l'arrivée de la fée électricité, nos rivières allaient être
domestiquées, d'abord par de petites usines au fil de l'eau ( sur la
Rance, sur l'Auze ,plus tard sur l'Allanche) puis
par de petits barrages : à la Tuilière près de Bergerac sur la Dordogne
en 1908, aux Essarts sur la Grande Rhue, à la Pradelle, Lamativie,
Laval de Cère, sur la Cère…et autres ; la houille blanche était née
! En approchant de la moitié du XX° siècle, de grands barrages
furent construits : Sarrans sur la Truyère mis en eau en 1934,
Marèges sur la Dordogne mis en eau en 1935, et le plus grand nombre
après 1945. Ils ont été cités au cours des pages précédentes, les
données techniques ne seront pas indiquées ici, mais c'est plutôt
l'aspect humain qui va être expliqué.
Certaines de nos vallées étaient des gorges pratiquement inhabitées,
tellement elles étaient profondes et sauvages, difficiles
d'accès…c'était le cas de la portion de la Dordogne recouverte par
le lac artificiel de Marèges, par celui du Chastang, (250 à 300 m
de profondeur) de la Grande Rhue, sauf pour l'éclaircie de Condat
et en aval de Vaussaire, pour une partie l'Auze, la Maronne sur son
cours moyen, la Cère en amont de Vic sur Cère, de Laroquebrou à
Laval de Cère, la Truyère sur la plus grande partie de son cours, le
Lot sur son cours supérieur…
Parfois, la vallée plus évasée permettait une vie active : la
Dordogne à l'emplacement des retenues de Bort et de
l'Aigle, le Lot …..Le climat était doux dans ces vallées abritées,
aussi, les cultures maraîchères et fruitières, l'élevage,..étaient
ils largement pratiqués ; la pêche était aussi une activité
importante, par divers moyens et aussi avec de multiples dangers ;
les truites, les anguilles, les écrevisses, les saumons abondaient
avant les premiers barrages. Le travail des femmes était d'apporter
aux villes du haut pays les produits récoltés dans la vallée par des chemins escarpés, à peine tracés, et le voyage
aller et retour durait toute la journée. Les hommes s'affairaient à
la pêche, à l'abattage des arbres, à la production de charbon de
bois…..
La mise
en eau des grands barrages allait déplacer des populations et ce
fut bien sur un déchirement pour elles ; des villages ont été
engloutis, mais les habitants peu nombreux ont été indemnisés, la
vie s'est reconstruite sur les hauteurs et de petites villes
prospères sont apparues, les ponts reconstruits sont plus
accessibles que les précédents,(Vernéjoux, Saint Projet sur la
Dordogne, la Marie sur la Cère, Garabit, le Tréboul sur la Truyère
…) D'autre part la crête des barrages est souvent utilisée pour la
nouvelle route, moins longue et moins accidentée que la précédente ( Bort les Orgues,
l'Aigle sur la Dordogne, Enchanet sur la Maronne, Saint-Etienne-Cantalès sur la Cère, Grandval,
Sarrans,sur la Truyère)
Certains
édifices ont été également reconstruits dans une version nettement
améliorée ( l'Hospice de la Devèze, voir ci-dessus ) Par contre, sur
le cours des vallées étaient jadis bon nombre de chapelles, de
monastères. et autres lieux de prières et de recueillement ; la
plupart ont été désertés par leurs occupants, ils ne sont plus que
ruines, sauf si les collectivités locales décident de les restaurer,
comme la Thébaïde près de Mauriac,(voir ci-dessus) Les châteaux,
s'ils n'ont pas été submergés par les flots, dressent leurs tours au
dessus des plans d'eau ( Val sur la Dordogne, Alleuze, Vallon sur la
Truyère …)
Nos
trois grands collecteurs cités au début de cet ouvrage ( Dordogne,
Lot, Allier ) n'étaient que partiellement navigables car leur cours
irrégulier était un handicap : les basses eaux bloquaient les
mariniers au port, les hautes eaux étaient trop dangereuses pour s'y
risquer ; de plus, il y avait parfois des passages difficiles
nécessitant de l'aide ; les hardis navigateurs allant vers la
Garonne transportaient des merrains (bois pour la tonnellerie), de
la carassonne (piquets pour la vigne), des produits du pays, et
remontaient diverses fournitures…Cela pouvait durer plusieurs
semaines Ils étaient connus sur tout leur parcours. La très belle
chanson "les gabariers de la Dordogne" illustre fort bien le rude
travail et le courage de ces hommes ; par l'Allier, les bateliers
allaient jusqu'à Paris, via le canal de Briare ; le chemin de fer,
beaucoup plus régulier et sûr, a mis fin à la navigation sur les
rivières citées.
Nos
cours d'eau cependant, dans leur plus grande longueur, à cause d'un
débit trop faible ou de la configuration du terrain, ne permettent
pas l'édification de nouveaux barrages et il est heureux qu'il en
soit ainsi ; ils contribuent tout de même à alimenter les grands
réservoirs.
*********
Voici réalisé notre voyage sur les voies d'eau
cantaliennes, toutes tournées vers l'Atlantique. Nos rivières sont
certes bien modestes, mais ce sont les nôtres, avec leurs charmes,
leurs caprices, leur production d'électricité, leur richesse
halieutique, touristique…
Cette
liste n'est certainement pas complète mais elle présente tout de
même une large panoplie de nos rivières et ruisseaux, avec une
information complémentaire au passage afin de les illustrer et de
mieux les connaître.
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