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Dans
l'univers des gorges de la Cère
Depuis son berceau au pied du Plomb du Cantal à 1500
mètres d'altitude jusqu’à Laroquebrou où elle coule paisible
sous les arches du vieux pont, la Cère exhibe des visages
très différents : tour à tour secrète, calme ou rebelle…
Sitôt ses adieux faits à la vieille cité médiévale que
dominent les restes de son château féodal, c’est une autre
rivière, plus mystérieuse, plus déterminée qui s’engouffre
dans un univers austère et longtemps hostile.
Ce n'est qu' à la fin du XIX° siècle, au prix de 22
tunnels percés dans la dure roche granitique de ses rives
que l’homme a pu apprivoiser ces gorges étroites, ouvrant
ainsi la voie à des kilomètres de métal en direction de
l’ouest corrézien. Aux abords de Bretenoux, le cours d'eau
cantalien à bout de souffle mêle ses remous à ceux de la
Dordogne.
Bienvenue dans ce petit coin d'Auvergne unique qui
a su préserver toute son authenticité. Dans ce lieu
enchanté, l'homme, envoûté par l'insolente pureté des
paysages, a décidé d'entretenir un sentier dont le bonheur
indicible est de faire oublier le stress de la vie
quotidienne et du monde moderne…
De Laroquebrou à Laval de Cère, le spectacle est
grandiose, le silence saisissant. La forêt de feuillus
(hêtres, chênes, bouleaux, charmes…) a fait des versants
abrupts et rocheux son domaine réservé. Plus haut, la
verdure des premiers herbages dispute la place au taillis
avant de s'en emparer définitivement à l'approche des
hameaux dispersés là-haut sur le plateau.
Les Gorges
de la Cère
Le
chemin de grande randonnée : Le GR* 652 sert de frontière à
3 départements (Cantal, Corrèze et Lot) et 3 régions
(Auvergne, Limousin et Midi-Pyrénées). Inauguré
officiellement en 1982, il est le fidèle compagnon de la
rivière durant la trentaine de kilomètres qui séparent
Laroquebrou de Laval de Cère. Jusqu'à la halte de Siran, le
parcours est sportif mais - récompense ! - il régale le
promeneur de coups d'œil remarquables sur la rivière grossie
par les eaux des nombreux torrents franchis sur des
passerelles aménagées.
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Au fur et à mesure de l'avancée, le sentier se
faufile dans le massif forestier à flanc de versant.
Alors, par intermittence, une vue plus dégagée sur
le site permet de renouer avec le cours d'eau. Au
delà de l'ancienne station de Siran fermée en 1941,
le chemin quitte la rive gauche, s'élargit jusqu'à
la gare de Lamativie et accompagne une conduite
forcée souterraine. Pour son dernier tronçon qui
conduit à Laval de Cère, le GR* prend de la hauteur
et emprunte des pistes en balcon. |
Quelques
idées de parcours sur le G.R*652, à faire, dans un sens ou
dans l'autre (il ne s'agit pas d'aller retour) et… en fonction de vos possibilités ! Pour
établir l’approche des parcours sur le G.R*., des dépliants
sont à la disposition des marcheurs dans les mairies.
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Laroquebrou - Halte de Siran : 8 km : 3h 30
Halte
de Siran – Lamativie gare : 12 km : 4h 30
Lamativie gare - Laval de Cère : 12 km : 4h 30
Laroquebrou - Lamativie gare : 21 km : 8 h
Laroquebrou - Laval de Cère : 30 km : 12 h
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Une flore
exceptionnelle :
On y
rencontre toutes les essences forestières de la région, soit
plus de 30 espèces d'arbres ou arbustes :
~ ses multiples espèces de champignons : le cèpe, la
girolle, la pleurote, la russule, le bolet satan…
~ ses plantes d'une abondante rareté : la scolopendre, la
scille printanière, la lysimaque, la berce, le
fragon, la valériane officinale, la digitale pourpre, le
populage des marais, la drosera…
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Une faune abondante :
~ les mammifères : le sanglier, le cerf, le chevreuil, le
renard, le blaireau, la martre, la genette, la belette,
la fouine, la loutre, la chauve-souris, l'écureuil…
~ les reptiles : la couleuvre, la vipère, la
salamandre..
~ les oiseaux : l'aigle botté, le circaète,
le faucon pèlerin, le hibou grand duc, le busard cendré, le
pic noir, le cincle plongeur…
~ les truites sauvages pêchées au lancer, à
la mouche ou au coup…
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