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CANTAL NATURE
LES PLANS D’ EAU DU CANTAL
Réalisation Robert Jammet
Les
plans d’eau du Cantal n’ont pas autant de notoriété mais, par leur
nombre et la diversité de leur nature, ils constituent un patrimoine
de premier ordre ; il faut distinguer :
* Les
lacs artificiels exploités par l’EDF pour la production
d’électricité, et qui sont les plus importants.
* Les lacs naturels, d’origine volcanique ou glaciaire.
* Les lacs et étangs artificiels ou naturels destinés surtout aux
loisirs.
Nous ne pouvons les présenter tous, mais la panoplie
qui sera exposée est assez vaste pour donner une idée de leur
potentiel touristique et souvent halieutique.
Nous sommes loin «du pays des mille lacs"
comme est appelée aussi la Finlande, mais le Cantal possède une
bonne centaine d’étendues lacustres dont le décor environnant est
bien souvent comparable à celui qui entoure ceux du Grand Nord.
D’autre part, les informations nous manquent pour
apporter des précisions utiles sur chacun.
Partons malgré cela goûter aux plaisirs de l’eau !
LES
LACS ARTIFICIELS
Ce sont ceux qui résultent des barrages hydro-électriques construits
par EDF. La description technique des
ouvrages n’est pas le but de la rédaction qui suit ; ce sont en
effet surtout les sites touristiques et géographiques qui sont
décrits ci-dessous.
Pour les besoins de la présentation, ils seront classés
suivant les cours d’eau sur lesquels ils sont aménagés.
A- SUR
LA DORDOGNE :
La Dordogne ou «Rivière Espérance» est célébrée par la
très belle chanson «le chant des gabariers» :
C’était
le chant des gabariers,
Qui descendaient au fil de la Dordogne
Du Haut Pays jusqu’en Basse Gascogne….
* LA RETENUE DE BORT LES ORGUES :
Le barrage de Bort est le plus important de France et
d’Europe ; il a été mis en eau en 1951 ; sa hauteur est de120
mètres, la retenue a une capacité de 480 millions de m3, couvrant
1100 hectares sur 21 km de longueur.
La Dordogne qui prend naissance près de
La Bourboule
franchit les gorges d’Avèze, délimite la Corrèze sur sa rive droite,
le Puy de Dôme et le Cantal.sur sa rive gauche.
Les deux rives sont reliées par la route qui passe sur
le barrage.
En amont du lac et côté Corrèze, se trouve le bourg de
Confolens Port Dieu, qui s’est substitué à Port Dieu englouti par
les eaux.
Côté
Puy de Dôme, domine l’abbaye de Thinière ; côté Cantal, le Château de
Val (XV° Siècle) se trouve sur un îlot relié au rivage par une
étroite bande de terrain.
La voie ferrée Aurillac-Paris longeait jadis les rives
de la Dordogne ; elle a été engloutie avec la mise en eau du lac.
La ville de Bort les Orgues est au pied du barrage ; il
s’y trouve un musée de la maroquinerie et du cuir.
* LA RETENUE DE MAREGES :
L’ensemble barrage-usine a été construit de 1932 à
1935 ; la hauteur de l’ouvrage est de 90 mètres, la capacité de la
retenue de 47 millions de m3 sur une superficie de 200 hectares et une
longueur de 15 km.
Au confluent de la Dordogne et de la Diège, le monument
édifié au cours du XX° Siècle à la mémoire de Saint Nazaire se
dresse au-dessus des gorges.
Les rives du lac sont très difficiles d’accès.
* LA RETENUE DE L’AIGLE :
Le niveau des eaux est relevé de 84 mètres par le mur
de béton ; la retenue a une capacité de 220 millions de m3 et une
superficie de 706 hectares sur 25 km.
Sur la
rive droite du lac, se trouve le lieu-dit «la jonction», face au
confluent de la Dordogne et de la Sumène, (celle-ci venant du Haut
Cantal), là se dresse le belvédère de Gratte Bruyère ; puis par la
route des Ajustants sur 7 km, nous longeons la rive gauche du lac ;
en face, côté Cantal, se trouve le monastère de la Thébaïde,
reconverti en Centre de vacances, de conférences...
Le lac artificiel est franchi par le pont de Vernejoux
par la route Saignes-Neuvic, et par le pont suspendu de Saint Projet
qui relie Mauriac et Neuvic ; ce dernier remplace celui qui a été
englouti par les flots.
Le Pont en béton de Vernéjoux marque la limite entre la
Haute-Dordogne et l’ouverture sur le Limousin et l’Aquitaine, bien
qu’il y ait encore des gorges profondes à franchir.
Les rives escarpées du lac de l’Aigle se prêtent mal aux
activités de loisirs, sauf les gabares et les raids pédestres sur
les sentiers aménagés au-dessus des rives.
Le lac sépare le Cantal et la Corrèze mais le barrage
lui-même réunit les deux rives.
* AUTRES RETENUES SUR LA DORDOGNE :
Elles ne concernent plus le département du Cantal.
Le
barrage du Chastang
mesure 80 m de hauteur ; la retenue contient 187 millions de m3 répartis
sur 700 hectares et 31 km de longueur ; le lac est franchi sur sa
partie supérieure par le pont de chemin de fer du Chambon.
Le
barrage du Sablier
se trouve à 2 km en amont de la ville d’Argentat ; sa hauteur est de
31 mètres ; la capacité de la retenue est de 7 millions de m3 avec une
superficie de 106 hectares ; la proximité de la ville d’Argentat et
des rives moins escarpées favorisent les activités de loisirs.
En
Aquitaine,
se trouvent des barrages-usines, moins importants que ceux du Massif
Central, mais avec des rives plus hospitalières et des villes plus
importantes ; ils constituent des pôles touristiques essentiels.
La Dordogne est donc domestiquée tout au long de son
parcours.
B-
RETENUES SUR LES AFFLUENTS CANTALIENS DE LA DORDOGNE
Les rivières venant du Puy de Dôme rejoignent le lac de
Bort et ne donnent lieu à aucun aménagement. Il n’en est pas de même
côté Cantal.
1-
SUR
LA GRANDE RHUE :
Le barrage des Essarts, en aval de Condat en Feniers, alimente
l’usine de Coindres.
Le barrage du Tact retient les eaux déviées de la Tarentaine qui
alimente l’usine électrique d’Auzerette ; puis les eaux s’étalent
dans le lac glaciaire de la Crégut (36 ha) et ensuite, dans la
retenue de Lastioule, qui par conduite forcée aboutit au lac
artificiel de Vaussaire ; celui-ci est constitué par un mur de béton
de 24 m de haut, sa capacité est de 24 millions de m3 d’eau répartis sur 6
kilomètres et 126 hectares.
Les lacs se trouvent entre des berges escarpées et boisées.
Les eaux de Vaussaire, et celles d’une prise d’eau sur le cours
inférieur de la Rhue, sont transférées au lac de Bort.
2-
SUR LA SUMENE :
Une prise d’eau produit une petite retenue qui par
conduite forcée, traverse le lac glaciaire de Madic, et rejoint le
lac artificiel de l’Aigle.
3- SUR L’AUZE :
Une prise d’eau alimente le lac de l’Aigle par conduite
forcée.
4-
SUR LA MARONNE :
Les ouvrages, et par conséquent les retenues, sont ici
bien plus importants ; la Maronne descend du Roc des Ombres dans une
vallée profonde qui s’élargit au confluent de l’Aspre jusqu’à la
sortie de St Martin Valmeroux. Elle entre ensuite dans des gorges
dominées par les ruines du château de Branzac et la Chapelle ND du
Château. Ces gorges sont propices à l’édification de barrages.
ENCHANET est le premier, il est en service depuis 1951 ;
il mesure 67 m de haut, le lac artificiel contient 93 millions de m3, sa
longueur est de 12 km. Malgré le caractère abrupt des gorges, il
existe quelques plages propices à la baignade, dont celle de Longayroux sur la rive droite.
LE GOUR NOIR a été construit en 1946 ; le lac est
limitrophe entre la Corrèze et le Cantal ; le mur de béton est en
amont de Saint Geniez ô Merle (Corrèze) ; la capacité est de 4,6
millions
de m3 sur une longueur de 6 km.
Les rives sont abruptes, inhospitalières et difficiles
d’accès, aussi la navigation y est-elle interdite.
LE BARRAGE ET LA RETENUE DE HAUTEFAGE sont
exclusivement en Corrèze et en amont d’Argentat ; les installations
électriques sont en service depuis 1958 ; la hauteur est de 52
mètres, la retenue contient 27 millions de m3 et couvre 115 ha sur 10 km.
5- SUR LA CERE :
Elle descend du col du Lioran, passe dans des gorges,
puis dans les plaines à partir de Vic sur Cère, mais elle est barrée
au bout de 60 km.
SAINT-ETIENNE-CANTALES :
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Il
a été inauguré en 1945 ; la hauteur est de 63 m, la retenue est
longue de 12 km, la superficie est de 542 hectares ; la capacité est
de 133 millions de m3.
Le lac artificiel présente de larges échancrures, des
rives relativement accessibles, des îles et des presqu’îles et des
plages très fréquentées en été : Verniols, Puech des Ouilhes, Renac…
Des
bungalows, des piscines, sont aménagés le long des rives. Le lac est
aussi très fréquenté pour les sports nautiques. La voie ferrée
Aurillac-Capdenac passe sur le viaduc métallique du Ribeyrès qui
enjambe le lac, et dont les piles ont été enrobées de béton depuis
la mise en eau du barrage.
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Viaduc du Ribeyrès |
Le Lioran et les monts du Cantal en amont, Saint-Etienne Cantalès en aval, sont les hauts lieux du tourisme dont le bassin
d’Aurillac constitue le centre.
NEPPES est à quelques kilomètres en aval du
précédent ; il contient 1.8 millions de m3. Avec une prise d’eau sur l’Escoumel,
et une autre sur le ruisseau de Candes, tous deux sur la rive gauche
de la Cère. La centrale de Lamativie II est alimentée depuis 1947.
Le petit lac artificiel au milieu des prairies est fort
agréable
LA BRUGALE est un petit barrage haut de 12 mètres
seulement sur le cours inférieur de la Cère, en amont de Bretenoux.
Les installations de Laval de Cère et de la Brugale sont
dans le département du Lot.
C-
SUR LE LOT
Le Lot, long de 480 km, prend sa source près de Mende en Lozère et
rejoint la Garonne à l’Aiguillon ; les premiers barrages, et donc
les plans d’eau correspondants se trouvent sur le département de
l’Aveyron.
CASTELNAU en amont d’Espalion est en service depuis 1948, sa
hauteur est de 52 m, la retenue couvre 268 hectares, contient 41
millions
de m3.
GOLINHAC est situé entre Estaing en amont et Entraygues sur
Truyère en aval ; sa hauteur est de 35 m, la retenue s’étend sur 6
km, couvre 53 hectares et contient 41 millions de m3. La route D92O passe
tout près du barrage et longe la retenue dans une gorge encaissée.
Sur
le parcours du Lot faisant limite entre l’Aveyron et le Cantal, d’Entraygues
au Pont de
Coursavy, aucun ouvrage n’est implanté ; il faut noter cependant la
base nautique de Viellevie sur la rive cantalienne et la Maison de
l’eau à Saint Parthem sur la rive aveyronnaise.
Ensuite se trouve un chapelet de barrages-usines à Cajarc, Luzech,
Villeneuve-sur-Lot, et le Temple en Aquitaine.
SUR LES AFFLUENTS RIVE DROITE DU LOT
*
Sur la Truyère et dans le Cantal :
LA RETENUE DE GRANDVAL : le barrage à voûtes multiples mesure 76 m
de hauteur, la
superficie est de 1100 hectares et la capacité est de 270 millions de m3.
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Des sites grandioses s’échelonnent : en amont, Chaliers offre une
vue superbe, le viaduc de Garabit, œuvre de Gustave Effet et de Léon
Boyer, enjambe la Truyère du haut de ses 120 mètres et 500 m de
longueur, et supporte la voie ferrée Clermont-Ferrand–Béziers ; la
base nautique est juste en dessous, et au-dessus de la rive gauche,
se trouve un belvédère d’où se dégage une vue magnifique sur le plan
d’eau, la base et le viaduc. |
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Le château d’Alleuze est du 13° siècle et il est construit sur un
éperon rocheux dominant les gorges. Il a fait l’objet de
grandes luttes au cours de la guerre de 100 ans. Le site est romantique et
tous les ans se déroulent les processions et festivités : les «dits
d’Alleuze».
Plus en aval, au confluent de la Truyère et du Bès descendu de
l’Aubrac, au Cirque de Mallet, le plan d’eau est traversé par un
pont routier et dominé par un belvédère. La base nautique se trouve
sur la rive gauche du lac.
LE PLAN D’EAU DE LANAU est plus modeste ; le barrage mesure 25 m de
haut, la retenue couvre 113 hectares et contient 18 millions de m3. En aval
de l’ouvrage passe la route Saint-Flour Chaudes-Aigues et la
retenue de Sarrans remonte jusqu’ici.
*
Limitrophe entre le Cantal et l’Aveyron :
|
SARRANS est l’ouvrage le plus ancien et aussi le plus
important de la vallée ; la hauteur est de 105 m, la
capacité est de 300 millions de m3 et couvre 1000
hectares ; il a été mis en eau en 1934. |
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Le belvédère du Vézou sur la rive droite cantalienne domine le plan
d’eau et offre une belle
vue sur le rocher de Turlande ; la route de Pierrefort allant sur le
Haut Aveyron passe sur le
pont suspendu du Tréboul, long de 160 m.; il remplace le pont
gothique du 14° siècle noyé par les eaux du barrage. La route venant
d’Aurillac via Mur de Barrez passe sur le barrage et dessert elle
aussi le Haut Aveyron.
Plus
bas, la presqu’île de Laussac s’avance sur le lac et supporte un
village et une chapelle. L’Hospice de la Devèze, reconstruit du fait
de l’immersion du précédent, se trouve au
confluent de la Truyère et du Brezons, ce dernier descendant du
Plomb du Cantal.
Le barrage, l’usine de Sarrans et, plus en aval celle de Brommat
encore appelée le Brézou après conduite forcée, sont situés en
Aveyron.
* Exclusivement en
Aveyron :
LE BARRAGE DE LA BARTHE est plus récent ; il a été mis en eau en
1974 ; la longueur de la retenue est de 5 km, la superficie est de
35 hectares ; le volume de 8 millions de m3. Le lac est situé entre des
rives abruptes, le plus souvent rocheuses et inhospitalières. Le
ciment nécessaire à la construction du barrage arrivait en gare
d’Arpajon sur Cère, il était d’abord entreposé dans des silos, puis
il partait par camions sur les lieux d’utilisation.
LE BARRAGE DE COUESQUE a été mis en service en 1950 ; il mesure 60 m
de haut,
retient 56 millions de m3 ; la superficie couverte est de 260
hectares et fait 12 km de longueur.. Le lac est dominé sur sa rive
droite par le château de Vallon ; les eaux d’un petit barrage
construit sur le Goul, affluent descendu du sud du massif cantalien,
sont déviées sur celui de Couesque.
CAMBEYRAC est quelques kilomètres en amont d’Entraygues ; il couvre
26 hectares sur 12 km de longueur ; la hauteur de l’ouvrage est de
15 mètres.
D’AUTRES OUVRAGES se situent sur les affluents de la rive gauche
de la Truyère, en territoire aveyronnais, sur l’Argence, la Selve…
L’ensemble pour le Cantal, les zones limitrophes et l’Aveyron
représentent 3 milliards de m3 d’eau
retenus derrière les murs de béton, et 500 kilomètres de rives,
parfois difficiles et même inaccessibles pour les plaisirs de
l’eau, heureusement aménagées lorsque le relief le permet, mais
offrant toujours un caractère varié de beauté sauvage.
LACS
NATURELS
Il
neigeait sur le lac MAJEUR !
chantait Mort SCHUMANN !
Il neige aussi sur les lacs cantaliens en hiver. Le Cantal compte un
bon nombre de lacs naturels, d’origine glaciaire ou volcanique ; ils
sont au nord du département dans le prolongement de ceux du Puy de
Dôme, ou bien répartis sur le territoire cantalien .
1-
Lacs
du Nord Cantal :
a)
Les lacs de l’Artense et du nord-ouest cantalien :
- Le
lac de la CREGUT est le plus étendu avec ses 36 hectares, sur une
profondeur à l’origine de 26
mètres, mais qui n’en fait plus à présent que 19 du fait de son
envasement ; ceci provient de la déviation des eaux de la Tarentaine,
via le barrage du Tact, qui entraînent des dépôts de sédiments ; une
association locale tente de remédier à cette grave question.
- Le lac d’ESPARZELOUX se trouve sur la pointe nord-ouest du
département, près de la forêt des Gravières.
- Le
lac du TAURONS est alimenté par des cours d’eau venus du Puy de
Dôme.
- Le
lac du BOIS DE LEMPRE se trouve près de l’ancien bassin minier.
- Le lac des ROCHES se déverse dans la Grande Rhue, en amont d’Embort.
- Le lac de MADIC se trouve près de la localité du même nom et de la
rive gauche de la Dordogne.
b) A
l’ouest de Riom Es Montagnes :
- Le lac de MENET tout près de localité du même nom.
- A l’est de Trizac, un lac formé de deux branches réunies par le
sommet pointant vers le nord.
- Le BURON du CAYROUNEL est un lieu-dit où se trouve aussi un lac.
- Le
lac de VEYRIERE est situé à 1160 m d’altitude en allant vers Saint
Vincent de Salers ; il couvre 15 hectares dans un paysage vallonné
et boisé.
c) Du
Nord-Est au Sud-Est de Riom Es Montagnes :
Nous sommes ici au pied du plateau du Limon.
- Le lac du MONT de BELIER alimente le ruisseau de la Soie, affluent
rive gauche de la Grande Rhue ; il est situé près de la forêt d’Algère.
- L’étang de MAJONNENC se déverse sur un petit canal conduisant à la
rive droite de la Véronne.
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- Le lac du ROUSSILLOU est situé à 950 m d’altitude à 2 km de Riom
Es Montagnes, dans un écrin de forêts et de tourbières ; ses berges
sont équipées de pontons pour la pêche ; un hameau de chalets et
des sentiers sont aménagés ; l’écrivain occitan Arsène
VERMENOUZE
a écrit un poème et fait un tableau sur ce joli plan d’eau. |
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- Le
lac du MONTAUTEL est un peu plus à l’est du précédent.
-
Près d’Apchon, en allant vers le Sud, se trouvent 3 petits lacs à
1000 m d’altitude.
- Le
lac de la BORIE est une petite étendue lacustre, plus à l’est, à
1187 m d’altitude.
d) Au sud et sud-ouest de Ségur les Villas :
Nous sommes ici dans le Cézallier cantalien.
- Le
lac du JOLON est proche de la localité ci-dessus.
- Le
lac du FAYET, près du CD 3, est à la limite ouest d’une tourbière et
du plateau du Limon.
- Un
lac se trouve à l’opposé, sur la face sud-est de la même tourbière,
et près de la RG du ruisseau de la Bacon.
-
Plus à l’est et près du col de Mortiragne, se trouve un lac assez
important, à 1139 m d’altitude.
- Le
lac du PECHER est plus connu ; on le trouve en allant vers le sud-est ; il jouxte la forêt de la Pinatelle ; il couvre 25 hectares.
- Le
lac SAUVAGE se trouve au Sud Ouest du précédent, proche de la vallée
de la Santoire et de la route D3
-
Près de la Jarrige et du Claux, sur la Haute vallée de la petite
Rhue et près de la D 62, se trouve un petit lac.
- Le
lac des CASCADES se trouve près de Cheylade.
- Le lac de LAVEISSIERES est proche de cette localité et de la RN
I22.
e)
Canton d’Allanche :
Nous trouvons le lac de Peyrusse, le lac de Vernols,
le lac de Vèze, près des bourgs du même nom. Le lac du
pêcher (voir ci-dessus), est également de ce canton.
2-
Lacs du Nord-Est du département :
- Le
lac des MOINES à Condat en Feniers, charmant chef-lieu de canton.
- Le
plan d’eau communal est proche.
- Le
lac des ESTIVES est situé près de Montgreleix et du ruisseau du lac ;
il porte bien son nom car les montagnes environnantes sont un lieu
de pâturages pendant les mois d’été. Montgreleix est la plus haute
commune du Cantal à 1250 m d’altitude, près de la limite du Puy de
Dôme ; la plus grande profondeur du lac est de 7,50 m ; il est
alimenté par les eaux venant du Mont Chamaroux à 1476 m d’altitude ;
il est ouvert à la pêche.
3-
Lacs de la région de Saint-Flour
Il n’y a pas ici d’étendues d’eau comparables à celles du nord
Cantal, mais une série de lacs plus modestes, dont voici une
énumération :
* En Margeride cantalienne :
- Le
plan d’eau de Lastic ne couvre qu’un hectare, mais il est apprécié
des pêcheurs et ses rives sont un joli lieu de promenade.
- Deux
étangs du domaine de Laval se trouvent sur le territoire de la
Commune de Chaliers.
- Le
Moulin du Blaud près de Roffiac est un lieu de promenade et de
pêche.
* En Aubrac cantalien quatre plans d’eau :
-
Montrozier près de Pierrefort..
-
Belvezet est proche de la Commune de Tiviers..
- Le
Claux à proximité de Saint Urcize, commune de l’extrême sud du
Cantal.
- La
Trinitat est également proche de ce bourg.
Les lacs se trouvant au sud-ouest du Cantal sont d’une toute autre
nature et seront énumérés plus loin ; par contre, nous ne pouvons
conclure cette énumération de nos lacs sans évoquer ceux des
départements voisins.
LACS
DES DEPARTEMENTS VOISINS
1- Les lacs du Puy de Dôme :
Ces plans d’eau sont réputés pour leur attrait touristique et
halieutique ;
Le
lac d’AYDAT couvre 65 hectares, mesure 6 km de long, 1200 m de
large ; il est à 825 m d’altitude et sa profondeur est de 15 mètres.
Le
lac CHAMBON à 877 m. couvre 60 hectares, sa profondeur est de 6
mètres ; il est niché dans le volcan du Tartaret et il est parsemé
d’îlots.
Le
lac de GUERY à 1250 m. couvre 25 hectares, sa profondeur maximum est
de 16 mètres, il est dû à une coulée de basalte. Il est entouré de
pâturages d’où émergent des roches noires.
Le
lac PAVIN a 44 hectares de superficie à l’altitude 1197 m ; il est
enchâssé dans les forêts, les rochers et les pâturages qui
l’entourent ; sa profondeur atteint 122 mètres ; il est dû à une
explosion volcanique. Une légende court à son sujet, une ville y
aurait été engloutie … Un sentier entoure le lac mais il est escarpé
et plutôt dangereux, un autre sentier partant du lac conduit au Puy
de Montchal.
Le lac de la GODIVELLE comprend le lac d’en haut à 1292 m, qui est
un lac de cratère, et le lac d’en bas qui est plutôt un étang, mais
qui constitue un lieu de passage pour les oiseaux migrateurs.
Le lac
des BORDES et le lac d’ESCLAUZE sont au sud de Besse en Chandesse.
Il y en a encore d’autres chez nos voisins Puydedômais, mais ce sont
là les principaux et les plus proches.
2-
Lacs
de Haute Loire :
Nous citerons seulement le lac de MALAGUET à 1150 m d’altitude, il
couvre 22 hectares et se déverse dans la Borne, rivière qui passe au
Puy en Velay ; il est entouré de prairies et de forêts de pins ; le
site est reposant.
3- Lacs
de Corrèze :
Il y a tout d’abord les lacs de barrages cités en première partie,
qui sont limitrophes entre les départements de la Corrèze et du
Cantal, puis ceux qui se trouvent exclusivement en territoire
corrézien, répartis sur le plateau des Millevaches et les Monts des
Monédières. Ils ont inspiré la très belle chanson de Jean SEGUREL
intitulée «Bruyères Corréziennes», dont voici un extrait :
Le riant
coteau,
La bergère s’en va Quand la bruyère est fleurie
Garder son blanc troupeau Au
flanc des Monédières,
Elle voit au
lointain,
Qu’ils sont loin des soucis
Des vallons, des prés
verts,
Et des étangs limpides
Du nord au sud du département, citons entre autres :
Le lac de NEUVIC qui résulte d’un barrage sur la Triouzoune,
affluent RD de la Dordogne ; il couvre 400 hectares et il est très
fréquenté pour les loisirs.
Le lac de BARRIOUSSES, près de Treignac, est longé par la route D
940 sur la rive gauche de la Vézère.
Le lac de VIAUR est plus en amont .Le lac du POUNTY est près
d’Ussel. Le lac de SECHENAILLES est près de la route qui va de Tulle
à Meymac. Le lac des CAUSSES est près de Brive.
De nombreux petits lacs présentent leur miroir argenté :
Près d’Ussel se trouve le lac de MIALARET, il s’en trouve près de
Saint Victour, près de Liginiac, de Soursac, d’Auriac, au sud et à
l’ouest de Saint Privat……….
4-
Lacs
de l’Aveyron :
Notre département voisin du sud présente lui aussi une belle
panoplie de lacs de diverses natures qui sont un atout majeur pour
le tourisme et les loisirs de l’eau.; ils présentent des fjords, des
presqu ’îles.. offrant de magnifiques points de vue..
Le lac de PONT DE SALARS près de la localité du même
nom, à 680 m d’altitude, au sud est de Rodez, près du Viaur,
affluent de la rivière Aveyron, franchi plus en aval par la voie
ferrée Rodez Albi. Le lac est situé près de la ville de Pont de
Salars à 690 m d’altitude.
Le petit lac réservoir de BAGE sur la rivière du même
nom., reçoit les eaux du lac de Pont de Salars.
Le lac de PARELOUP couvre 1260 hectares, près de la
pittoresque localité de Salles Curan ; il reçoit à son tour les
eaux des deux lacs précédents, et se déverse ensuite sur le lac de
Saint-Amans, affluent du Tarn.
Le lac de VILLEFRANCHE DE PANAT, près de la localité du
même nom et sur un affluent de la rive droite du Tarn., reçoit les
eaux des lacs précédents et les renvoie vers la centrale de Pouget-Truel
sur le Tarn.
Le lac de LEVEZOU couvre 200 hectares près de Millau.
Cette
liste n’est pas limitative.
5- Lacs du Lot :
«La rivière d’Olt», tel était le premier nom du Lot, cours
d’eau descendu des Cévennes, que nous avons vu aux confins du Cantal
et de l’Aveyron, il a donné son nom au département du Lot qui est
peu doté en lacs, mais citons tout de même :
Un plan d’eau près de Latronquières, près des limites du Cantal.
ETANGS
ET LACS DE PLAISANCE, PUBLICS OU PRIVES
Nous ne les citerons pas tous, chacun a son caractère,
son origine, son importance, son usage …
1- Dans le Nord Cantal :
Le lac
SAINT-JEAN est tout près de Mauriac ; c’est un lieu magnifique par
son environnement, son étendue, son charme, les installations qui
bordent ses rives et la proximité de l’accueillante Sous-Préfecture.
L’étang de LAVAURS est un peu plus au nord du précédent et de
dimensions plus modestes ; c’est une perle posée dans la campagne
utilisée pour les loisirs.
L’étang de TRIZAC est proche de cette localité, à l’ouest de Riom
Es Montagnes.
2- Plus au sud, vers Aurillac :
L’étang de PENIERES est proche de Montvert, sur la
route allant vers la Corrèze.
Le lac des Graves à Lascelles est
au bord de la Jordanne
et du centre de loisirs et de vacances de Lascelles.
Le lac des GENEVRIERES à Crandelles est entouré de
collines, les abords sont aménagés; il est ouvert pour la pêche, la
plaisance.
Un tout petit étang se trouve près du bourg d’Ayrens.
L’étang de MARFON,
commune de Polminhac, est surtout
réservé à la pêche.
Le plan d’eau de VEZAC jouxte le terrain de golf.
3- Dans la châtaigneraie cantalienne, d’ouest en est :
Nous
trouvons un petit lac privé près de PARLAN, un autre près de
ROUZIERS, également à OMPS, à SAINT-SAURY .
Le lac du ROUGET est entouré de pins, de sentiers de
promenade, de bungalows ; c’est un excellent lieu de détente ; il y
a même un centre de Thalassothérapie.
Le lac de l’ESTANQUEL à Calvinet, sur la route de
Marcolès ; est l’un des plus anciens lacs aménagés du Cantal.
L’étang du Maurs, sur un cours d’eau du même nom, est
près de Vézels-Roussy.
L’étang de MONTSALVY est fort bien agencé pour la
plaisance.
Nous trouvons aussi un plan d’eau à Cassaniouze, et au
Fau, Commune de Maurs.
TOURBIERES
ET ZONES HUMIDES
Elles sont appelées aussi "narses".
Les tourbières résultent de l’accumulation de débris
végétaux et animaux pendant des millions d’années dans des
dépressions de terrain où l’eau est restée prisonnière le plus
souvent d’une coulée de lave ; c’est la raison pour laquelle on les
retrouve sur les plateaux volcaniques. L’Auvergne et la Franche
Comté sont les deux régions de France qui recèlent le plus de
tourbières. Les éléments s’y conservent et se superposent dans leur
milieu ; souvenons-nous du corps retrouvé intact d’un homme dans une
tourbière d’Autriche et vieux de plusieurs siècles, au cours des
années 1990 !
La tourbe fut jadis exploitée comme combustible, elle
dégage peu de calories mais beaucoup de fumée. La tourbière est le
domaine de la droséra, plante carnivore qui avale les insectes qui
ont l’imprudence de s’en approcher ; c’est aussi le domaine de la
sphaigne qui est une mousse spongieuse retenant l’eau et qui est un
excellent régulateur en périodes de sécheresse ; par contre,
certains zones humides ont été asséchées pour faire la place aux
cultures.
Les narses de la Godivelle dans le Puy de Dôme et de
Lascol près de Saint-Flour, sont déclarées zones naturelles
protégées. On en dénombre 300 à 400 dans le Cantal et le Puy de
Dôme, de toutes dimensions, mais 133 d’entre elles seulement
mesurent plus d’un hectare de superficie.
L’énumération ci-dessous ne représente que les
principales de notre département.
1-
Dans l’ouest cantalien :
* Sur le cours supérieur de l’Auze (affluent rive gauche de la
Dordogne), la tourbière se trouve près des villages de Massepont
et des Encombrantes, et elle est dominée par le Puy de l’Agneau (1322 m) et le col de Néronne.
* Près d’Aurillac, sur le territoire des Communes de Saint Paul Des
Landes et de Lacaapelle Viescamp, se situent les marais du Cassan et
de Prentegarde ; ils font l’objet de visites touristiques avec
explications et d’une demande d’autorisation d’aménagement.
*
Entre Lacapelle Barrez et Pailherols, la zone humide a été
découverte récemment et fait l’objet d’études scientifiques (La
Montagne du 21.08.02). D’ailleurs, le plateau entre Pailherols et le
col de Curebourse est constamment humide ; il est le domaine des
narcisses au printemps.
2- En
Planèze :
* Sur la Planèze de Saint-Flour, la narse de Lascols mesure plus d’un
kilomètre de diamètre ; elle est située entre la Commune de Paulhac
à l’ouest, et le village de Lascols à l’est.
* Sur
le plateau volcanique du Cézallier :
* Plus au nord, la tourbière de Chalinargues se trouve à l’est de
cette localité, à 1000 m d’altitude, près du Mont de Peyre Brune,
près de la forêt de la Pinatelle et de la rive droite de la rivière
Allanche.
* A l’ouest du site précédent et sur le plateau du Limon, la
tourbière est bordée à l’ouest par le lac du Fayet et à l’est par
la rive gauche de la Santoire et du ruisseau du Bacon.. Elle est une
des plus étendues.
* Au nord d‘Allanche, près de l’ancienne voie ferrée et de la gare
de Landeyrat, se trouve une zone marécageuse sur une ligne de
partage des eaux entre les vallées de l’Alagnon à l’est et de la
Santoire à l’ouest.
* Plus au nord et au sud de Condat en Feniers, près du CDI6, une
petite tourbière fait limite entre la rive gauche de la Santoire et
le cours supérieur du Ruisseau de Saint Amandin.
3- Dans
les départements voisins :
* La tourbière de Brion près d’Espinchal, à la limite du Puy de Dôme
et du Cantal, au sud-est d’Egliseneuve d’Entraygues. Le marais est
aménagé pour recevoir les visiteurs.
Ainsi se termine notre revue des plans d’eau de toute
nature du Cantal, ainsi qu’une excursion dans les départements
voisins.
Sources d’informations :
Documents EDF - Les Guides Michelin – Coupures de journaux –
Volcanisme du Cantal par Pierre Nhelig - Divers ouvrages – Cantal
Pêche 2007 - Recherches cartographiques –
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